Présentation de la journée « Modèles de substitution »

Bien que les puissances de calcul soient toujours en augmentation, des opérations telles que l'optimisation, l'inversion ou la propagation d'incertitudes ne sont pas toujours accessibles si elles doivent être appliquées à des modèles de simulation numérique prohibitifs en temps de calcul. La réduction de modèle a pour objectif la construction d'un modèle moins coûteux à évaluer qui pourra être substitué au modèle de référence dans le processus.

Lorsque c’est possible, une première alternative consiste à réduire la complexité via des hypothèses simplificatrices de la physique, de la modélisation mathématique ou de la discrétisation numérique. Cette approche permet une réduction du modèle tout en lui conservant un sens physique, mais le gain de performances n'est pas toujours suffisant vis à vis des contraintes et des attentes de processus de conception ou de fonctionnement de systèmes industriels. Une seconde alternative consiste en l'élaboration de modèles qui présentent une fidélité adaptée à l'application envisagée et qui sont établis uniquement sur la base de résultats numériques ou expérimentaux issus du modèle de référence. Ces modèles de substitution, appelés aussi modèles réduits, métamodèles ou modèles de surface de réponse lorsqu’ils sont conçus pour l’optimisation, sont construits indépendamment de la physique du problème considéré. Malgré cet arbitraire, ils présentent un certain nombre d'avantages tels que leur formulation analytique fournissant un accès aux gradients, un temps d’évaluation négligeable et une utilisation possible en boîte noire par des utilisateurs non spécialistes de la physique du problème.

Présentation de la journée « Conception et optimisation multidisciplinaire »

Avec l’avancée des technologies, leur complexification, leur imbrication en terme d’effets qui imposent non de les considérer individuellement mais ensembles tant elles interagissent entre elles, le champ de développement des outils de conception et optimisation multidisciplinaire est immense. A ceci s’ajoute la nécessité de prendre en considération des contraintes de plus en plus nombreuses, opérationnelles, réglementaires, sociétales sur des configurations d'appareils où les composants sont en interactions plus fortes qu’auparavant.

Dans chacun des domaines scientifiques considérés, comme par exemple l’aérodynamique, la mécanique des structure, l’aéroacoustique, les gains escomptés sont maintenant relatifs à des phénoménologies complexes, demandant un grand raffinement des modélisations, d’une part, et des capacités de calcul importantes pour pouvoir en explorer toutes les potentialités.

A cette vision disciplinaire ou localisée de la conception, s’ajoute la dimension d’interaction de plus en plus forte entre les disciplines du fait de la recherche d’optimums dépendant de phénomènes de plus en plus ténus et couplés. Leur obtention impose une capacité à embrasser systématiquement toutes les disciplines en jeu, à un niveau de complexité élevé pour bien représenter cette richesse des modèles qui seule peut aboutir aux objectifs de performances recherchés. Il faut donc revoir les organisations traditionnelles, où les compétences et les modélisations disponibles dans chaque discipline ou sous-système sont maîtrisées par des services spécifiques indépendants, afin de proposer des méthodes et outils robustes et efficaces matérialisant cette approche de conception et optimisation multidisciplinaire intégrée. Il faut également assurer la capacité à marier ces approches haute fidélité, complexes et par essence locale avec le besoin de maintenir une vision globale du système considéré, notamment à des fins d'assistance à la décision.

Participation

La journée est ouverte à tout auditeur. Il n’y a pas de frais d’inscription. En raison du nombre limité de places de la salle de conférence (80 places), nous vous demandons de vous inscrire le plus rapidement possible.

Vous avez la possibilité de déjeuner au restaurant d’entreprise de l’Onera (payant). Nous vous remercions de bien nous préciser si vous déjeunez sur place (cf. pages "Inscription participants Onera" ou "Inscription participants NON Onera"), de façon à prévoir le nombre de repas nécessaire.